CHAPITRE 7: Vivre spirituellement


AU DÉBUT, j’ai entrepris de marcher non seulement pour entrer en contact avec les gens, mais aussi comme discipline de prière, pour rester concentrée sur ma prière en faveur de la paix. Je n’avais pas encore appris à prier continuellement. J’ai aussi entrepris une période de quarante-cinq jours de prière et de jeûne comme discipline de prière.

Après les premières années, la discipline de prière devint complètement inutile parce que j’avais appris à prier continuellement. Mon contact est si profond que je peux inclure dans ma conscience de prière toute personne ou situation dans le monde qui me tient à coeur. Le reste se met en place automatiquement.

Occasionnellement, une condition est ramenée à ma pensée consciente parce que j’ai vraiment besoin de me concentrer sur elle. Si des personnes en grave difficulté reviennent à ma pensée consciente, j’utilise parfois la prière de visualisation, toujours très naturelle pour moi. Mais je suis consciente que cela n’est pas le cas pour tous. Je tends - c’est-à-dire que ma nature divine tend - à contacter leur nature divine. J’ai alors la sensation de les élever, les élever, les élever, pour finalement leur apporter la lumière de Dieu. J’essaie de les visualiser baignant dans la lumière de Dieu jusqu’au moment où je vois ces personnes debout, tendant les bras, immergées dans une lumière dorée. A ce point, je les laisse dans les mains de Dieu.

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Même si certaines personnes peuvent être gouvernées par leur nature centrée sur soi et ne pas connaître du tout leur potentiel, je vois leur étincelle divine et c’est sur elle que je me concentre. Toutes les personnes sont très belles pour moi. Elles m’apparaissent comme des lumières éclatantes. Je me sens toujours reconnaissante pour ces gens merveilleux qui m’accompagnent sur la terre.

Aussi, je dirais qu’une partie de ma prière est un sentiment de reconnaissance et, naturellement, un sentiment d’amour véritable pour tous les enfants de Dieu ainsi que pour toute la création divine. La prière est une concentration de pensées positives. C’était un petit commentaire sur la prière.

LES VOIES DE LA PRIÈRE

Vous pouvez visualiser la lumière de Dieu chaque jour et l’envoyer à quelqu’un qui a besoin d’aide. Votre nature divine doit tenter de communiquer et toucher la nature divine de l’autre. La lumière du monde est en vous et elle doit être partagée avec le monde.

Visualisez une lumière dorée à l’intérieur de vous et étendez-la vers l’extérieur. D’abord à ceux qui vous entourent, à votre cercle d’amis et de parents, puis graduellement au monde. Continuez de visualiser la lumière dorée de Dieu entourant notre terre.

Si vous avez un problème, soumettez-le à Dieu en prière et visualisez-le dans les mains de Dieu. Puis laissez-le, sachant qu’il est dans les meilleures mains qui soient. Tournez ensuite votre attention vers d’autres choses.

Ce n’est pas la seule prière possible, mais j’ai découvert que cette prière de visualisation se révélait très utile à ceux qui étaient en très grande difficulté. On m’a parlé plus tard de certains résultats. Je la pratique donc occasionnellement.

Il y a aussi une prière constante de reconnaissance. Je suis constamment reconnaissante. Le monde est si beau, je suis reconnaissante. J’ai une énergie inépuisable, je suis reconnaissante. Je suis branchée à la source d’Alimentation Universelle, je suis reconnaissante. Je suis branchée à la source de Vérité Universelle, je suis reconnaissante. J’éprouve constamment ce sentiment de reconnaissance, qui est une prière.

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Quand vous êtes en apprentissage, il est vrai qu’il peut être bénéfique de prendre des moments particuliers, même d’utiliser des formules spéciales. Je comprends cela.

Plusieurs personnes m’ont écrit en me disant: « Pèlerin, voudrais-tu prier avec moi à quatre heures de l’après-midi ou à neuf heures du soir, qui est une telle heure à l’heure avancée? » Je leur réponds : « Vous n’avez pas à penser à tout cela pour moi. Branchez-vous n’importe quand. Vous prierez avec moi et je prierai avec vous parce que je prie continuellement. »

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Prier continuellement n’est pas un rituel. Il n’y a même pas de mots. C’est un état constant de conscience de l’unité avec Dieu. C’est une sincère recherche d’une bonne chose, une concentration sur la chose recherchée, avec la foi qu’elle peut être obtenue. Toute bonne prière a un effet bénéfique. Mais si vous donnez toute votre vie à la prière, vous multipliez son pouvoir. Personne ne connaît réellement toute la puissance de la prière. Naturellement, il y a une relation entre la prière et l’action. La prière réceptive résulte en une réception intérieure, qui incite à accomplir la bonne action.

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Laissez-moi vous raconter une histoire au sujet d’une réponse à la prière. Tard le soir, alors que je marchais sur une grand-route déserte, je fus arrêtée par un jeune policier. Je crois qu’il pensait à une détention provisoire comme mesure de protection. Il m’a dit: « Personne dans cette ville ne marcherait sur cette grand-route à cette heure de la nuit. »

Je lui ai répondu: « Eh bien, voyez-vous, je marche sans la moindre peur. Alors je n’attire pas les mauvaises choses. Il est dit: Ce que j’ai craint m’est arrivé. Aussi, je ne crains rien et n’attends que le bien. »

Il m’a embarquée quand même et je me suis retrouvée dans une cellule. Le plancher était plein de journaux, de mégots de cigarettes et de toutes sortes de vieilles choses. Le mobilier consistait en un seul matelas sur le plancher et quatre vieilles couvertures déchirées. Il y avait deux femmes qui essayaient de dormir ensemble sur ce matelas de lit simple. Elles m’ont dit que la nuit précédente, elles étaient huit femmes dans la cellule avec cette installation. En général, les relations étaient plutôt bonnes entre les détenues. Elles m’ont dit: « Vous avez besoin de deux couvertures parce que vous allez dormir sur le plancher. » J’ai pris un journal et dégagé une place sur le sol. Puis j’ai déposé une couverture par terre et mis l’autre sur moi. J’ai dormi assez confortablement.

Ce n’était ni la première fois, ni la dernière, que je dormais sur un plancher de ciment. Si vous êtes détendu, vous pouvez dormir n’importe où. Le matin quand je me suis réveillée, j’ai vu un homme qui nous dévisageait à travers les barreaux. Je lui ai demandé: « À quelle heure faut-il se présenter au tribunal? » Il a répondu: « Je ne sais pas. » Je lui ai dit: « Mais n’êtes-vous pas un policier? » « Non », dit-il, « J’aime seulement regarder les filles. » C’était l’une des attractions de l’endroit. N’importe qui pouvait entrer directement de la rue et voir ce qu’ils avaient ce jour-là : «Allons voir les filles! »

Une des femmes, d’âge mûr, était détenue pour ivresse et indiscipline. C’était la septième fois, m’a-t-elle dit. Ce n’était donc pas trop dur pour elle. Mais l’autre était une jeune fille de dix-huit ans. Elle avait l’impression que toute sa vie était ruinée à cause de cette expérience. Je lui ai dit: « C’est ma deuxième fois et je ne pense certainement pas que ma vie est ruinée! » Je lui ai remonté le moral et nous avons parlé de ce qu’elle aimerait faire lorsqu’elle sortirait. Elle devait sortir ce jour-là ou le lendemain.

Ils ont alors changé de gardien. Je n’avais pas vu une seule gardienne de prison. Le nouveau gardien m’a regardé et m’a dit: « Que faites-vous ici? J’ai vu votre photo dans le journal. Je vous ai entendue à la radio. » Alors ils m’ont simplement laissée partir.

Mais avant de partir j’ai obtenu un balai du concierge et je l’ai donné aux filles pour qu’elles balaient leur cellule. Je leur ai aussi obtenu un peigne. Leurs cheveux étaient très emmêlés car elles étaient là depuis environ une semaine, sans peigne.

Ce que je voulais surtout vous dire est que la jeune fille de dix-huit ans était une personne profondément religieuse. Elle avait prié désespérément pour obtenir de l’aide. Je crois que j’ai été embarquée sur la route et mise derrière les barreaux en réponse à ses prières.

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La partie la plus importante de la prière est ce que nous ressentons, et non ce que nous disons. Nous passons beaucoup de temps à dire à Dieu ce que nous pensons qui devrait être fait et pas assez de temps à attendre, dans la tranquillité, que Dieu nous dise quoi faire.

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Parallèlement aux lois de Dieu qui sont les mêmes pour tous, il y a aussi le guide divin, unique à chaque âme humaine. Si vous ne savez pas ce qu’est le guide divin dans votre vie, vous pouvez le rechercher dans un silence réceptif. J’avais l’habitude de marcher, réceptive et silencieuse, au milieu des beautés de la nature. De merveilleuses intuitions survenaient, que je mettais alors en pratique dans ma vie.

Vous préférez peut-être écouter de la belle musique inspirante ou lire quelques belles phrases et les méditer. Pour moi, les beautés de la nature ont toujours été les plus inspirantes et cela devint mon temps passé seule avec Dieu. Cela ne durait pas plus d’une heure et m’était tellement bénéfique.

Maintenant, les jeunes d’aujourd’hui me parlent de choses comme les exercices de respiration et les techniques de méditation, qui sont clairement des exercices religieux dans certaines cultures. Mais voyez tout ce que j’ai obtenu grâce au temps passé seule avec Dieu. De la beauté autour de moi, j’ai retiré mon inspiration; du silence réceptif, ma méditation; de ma marche, non seulement mon exercice mais aussi ma respiration. Quatre choses à la fois! J’aime que mon temps soit très bien utilisé et on ne peut pas se tromper beaucoup en faisant quatre choses à la fois.

Des gens imprudents ont quelquefois utilisé des exercices de respiration très épuisants ou des techniques de méditation qui les ont démolis et poussés dans des états indésirables plutôt que dans un état spirituel. (Oui, c’était bien avant les drogues psychédéliques!) Je pense toujours au bourgeon d’une fleur. Si vous lui fournissez les conditions appropriées, il s’ouvrira en une fleur magnifique. Mais si vous êtes impatient et essayez de forcer l’ouverture des pétales, vous l’endommagez de façon permanente pour le reste de sa vie. La fleur peut être comparée à la vie humaine sur la terre. Fournissez-lui les conditions appropriées à sa croissance spirituelle et elle fleurira en toute beauté.

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Quand vous ressentez le besoin de vous élever spirituellement, essayez de vous coucher tôt et de vous lever tôt pour profiter d’une période tranquille à l’aube. Puis, laissez ce sentiment serein d’harmonie vous imprégner toute la journée, quoi que vous fassiez.

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Pour ceux parmi vous qui recherchent la vie spirituelle, je recommande ces quatre exercices quotidiens:
- Passez du temps seul dans un silence réceptif.

- Quand vous êtes en colère ou ressentez une émotion négative, prenez le temps d’être seul avec Dieu. Ne parlez pas avec des gens en colère. Ils sont irrationnels et ne peuvent pas être raisonnés. Si eux ou vous-même êtes en colère, il est préférable de quitter et de prier.

- Visualisez la lumière de Dieu chaque jour et envoyez-la à quelqu’un qui a besoin d’aide.

- Faites des exercices physiques car le corps est le temple de l’âme.

Le jeûne

On m’a questionné sur ma période de jeûne et de prière de quarante-cinq jours. Je l’ai entreprise comme discipline de prière, pour rester concentrée sur ma prière en faveur de la paix. C’était au cours de ma deuxième année de pèlerinage alors que je revenais lentement à travers le pays et que je marchais sans forcer l’allure.

Jeûner peut avoir une grande signification spirituelle et même si j’avais déjà trouvé la paix intérieure, il se peut que le jeûne m’ait aidée à apprendre à prier continuellement.

Quand j’ai jeûné, j’étais à la maison d’un chiropraticien qui utilisait le jeûne à des fins thérapeutiques. Il voulait voir comment une personne en santé réagirait au jeûne, ce qu’il n’avait jamais expérimenté. Je lui parlais en amie. Il m’a seulement observée, sans m’examiner.

J’ai beaucoup d’amis docteurs, dont certains sont médecins. Mais aucun ne m’a soignée, ni même examinée. Seul un ami dentiste répare parfois une vieille carie provenant de mes mauvaises habitudes alimentaires de jeunesse. Le dernier repas avant mon jeûne a été un pamplemousse et deux oranges, si bien que je n’avais pas soif. Les trois premiers jours, je n’ai pris ni nourriture ni eau. Après cela, j’ai bu de l’eau distillée à la température ambiante. Rien d’autre. Et quand j’ai cessé mon jeûne, ce ne fut pas d’une manière inhabituelle. Ce fut de la façon normale d’arrêter un jeûne. Le jus d’une orange fraîchement pressée à chaque heure, la première journée. Le jus de deux oranges fraîchement pressées, en alternance avec le jus d’un pamplemousse, à toutes les deux heures, la deuxième journée. Un pamplemousse et deux oranges trois fois la troisième journée et ensuite une augmentation graduelle de nourriture jusqu’à ce que je puisse manger des portions complètes à la fin de la semaine.

Ce n’était pas différent du modèle habituel de jeûne. J’ai suivi les lois du jeûne; je ne faisais pas d’effort extrême. Je ne marchais pas de longues distances, même si je marchais un peu. J’ai fait un peu de dactylographie pour le docteur. J’ai dactylographié jusqu’à ce qu’il m’enlève la machine, à peu près un mois après le début du jeûne. Il croyait que je ne devais plus le faire, mais j’ai continué à écrire à la main, ce qui était vraiment plus difficile que de taper à la machine. Je fais de mon mieux dans ces situations.

Je ne suis pas allée voir ses patients autant que je l’aurais voulu, pour leur parler, parce qu’il ne voulait pas que je me déplace trop. J’allais les voir occasionnellement pour les aider à garder le moral.

Je me rappelle qu’une fois, au cours de mon jeûne, alors que j’étais dans un état entre l’éveil et le sommeil, j’ai vu une croix lugubre au-dessus de moi. Elle était simplement suspendue là et je savais que quelqu’un devait en assumer le fardeau. Je l’ai accepté et j’ai immédiatement été soulevée au-dessus de la croix où tout était lumière et beauté. Tout ce qui était nécessaire était la volonté d’accepter le fardeau. C’est alors que j’ai été élevée au-dessus. Au lieu d’épreuves, j’ai trouvé un merveilleux sentiment de paix et de joie.

La guérison

On doit faire très attention quand on prie pour les autres, afin de prier pour l’élimination de la cause et non du symptôme. Voici une prière simple de guérison:

« Amenez cette vie en harmonie avec le But Divin... puisse cette vie s’harmoniser avec la Volonté Divine. Puissiez-vous vivre de telle façon que tous ceux qui vous rencontrent soient inspirés, que tous ceux qui vous bénissent soient bénis, que tous ceux qui vous servent reçoivent la plus grande satisfaction. Si certains essayaient de vous blesser, puissent-ils contacter votre pensée de Dieu et être guéris. »

Les guérisseurs psychiques, si empressés de guérir, sont ceux qui travaillent à l’élimination des symptômes et non de la cause. Quand vous désirez un phénomène, vous possédez un phénomène. Vous n’obtenez pas Dieu. Supposons que je sois un de vos voisins, guérisseur psychique, et que vous ayez choisi de venir en cette vie pour expérimenter un certain symptôme jusqu’à ce que vous en éliminiez la cause. J’enlève le symptôme quand il se manifeste. Il réapparaît et je l’enlève à nouveau. Je m’arrange pour toujours l’enlever.

Quand vous passerez du côté désincarné de la vie, pour une toute autre raison, au lieu de me remercier pour avoir enlevé le symptôme, vous direz: « De quoi s’est-elle mêlée ? J’étais venu pour résoudre ce problème. Mais comme elle a enlevé continuellement le symptôme du problème, je ne l’ai jamais résolu! »

C’est ce que je veux dire quand je parle de ceux qui se contentent d’enlever les symptômes. Quand quelqu’un se mêle de la vie d’un autre, non seulement le symptôme réapparaîtra, mais il reviendra dans une autre vie. La plupart des guérisseurs ne savent pas cela et continuent allègrement d’enlever les symptômes.

J’admets qu’il y a très longtemps, avant que je sache réellement ce que je faisais, je réconfortais des gens en difficulté en leur imposant les mains sur la nuque et sur le front. Je ne ferais certainement plus cela aujourd’hui. Je ne réalisais pas que je ne faisais rien d’autre que de réconforter. Maintenant je place tout problème dans ma conscience en prière. Je le dépose dans les meilleures mains qui soient : les mains de Dieu. Je porte ensuite mon attention sur d’autres choses.

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Le pouvoir de la pensée

Êtes-vous l’esclave de votre nature centrée sur soi ou laissez-vous votre nature divine guider votre vie? Savez-vous qu’à chaque moment de votre vie vous créez par la pensée? Vous créez votre propre condition intérieure. Vous contribuez à créer les conditions autour de vous.

Les enseignements chrétiens nous disent : « L’homme est ce qu’il pense en son coeur ». Ce qui nous indique très clairement que nous créons les conditions autour de nous. Si nous pouvions voir un peu plus profondément dans la vie, nous verrions que les difficultés physiques sont des reflets des difficultés spirituelles et que les pensées et sentiments négatifs sont beaucoup plus nocifs que les microbes des maladies.

Si vous réalisiez à quel point vos pensées sont puissantes, vous n’auriez jamais de pensée défaitiste ou négative. Puisque nous créons par la pensée, nous devons nous concentrer fortement sur les pensées positives. Si vous pensez que vous ne pouvez pas faire quelque chose, vous ne pourrez pas. Mais si vous pensez que vous le pouvez, vous serez peut-être surpris de découvrir que vous le pouvez. Il est important de penser constamment à ce qui peut arriver de mieux dans une situation, aux bonnes choses que nous aimerions voir se produire.

J’ai rencontré des adeptes du « Nouvel Âge » qui avaient entendu des prédictions de catastrophes et qui se concentraient là-dessus. Quelle chose terrible à faire! Pourquoi? Mais parce que nous créons chaque moment de notre vie par la pensée. Et nous contribuons à créer les conditions autour de nous.

Quand vous entendez des prédictions de catastrophes, il y a une raison : c’est pour que vous puissiez utiliser tout le pouvoir de votre pensée positive dans la direction opposée.

Par exemple, quand il y a eu des douzaines de prédictions annonçant que la moitié de la Californie était pour glisser dans la mer à la suite d’un tremblement de terre, j’ai délibérément planifié d’être dans cette région de la Californie. Il n’y a pas eu un seul tremblement. Mais je n’ai pu rencontrer plusieurs de mes amis, qui étaient sur la côte est pour être en sécurité.

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Vous rappelez-vous où il est écrit qu’il y aurait des prophéties et qu’elles s’avéreraient fausses? Pourquoi cela? Parce que tout ce que l’on peut prédire est la tendance des choses. On ne peut jamais prévoir le résultat parce que nous pouvons toujours faire dévier cette prédiction vers une issue positive, si nous unissons nos efforts dans ce but.

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Chaque bonne chose que vous faites, chaque bonne parole que vous dites, chaque bonne pensée que vous avez vibre continuellement sans jamais cesser. Le mal demeure temporairement jusqu’à ce qu’il soit surmonté par le bien. Mais le bien demeure à jamais.

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Concentrez-vous simplement à penser, vivre et agir en harmonie avec les lois de Dieu et à inspirer les autres à faire de même.

Chaque fois que vous rencontrez une personne, pensez à quelque chose d’encourageant à dire : un mot gentil, une suggestion utile, un compliment. Ne pensez jamais qu’un bon effort soit inutile. Tout bon effort porte fruit, que nous en voyions les résultats ou non.

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Dans le grand orchestre, soyez une douce mélodie et non une note discordante. Le remède dont ce monde a besoin est l’amour. La haine doit être remplacée par l’amour, la peur par la foi que l’amour triomphera.

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Une chanson dit: L’amour s’écoule comme une rivière, s’écoulant de vous et moi, se répandant dans le désert, libérant tous les captifs.

Oui, les captifs sont ceux qui ne savent pas qui ils sont, ceux qui ne savent pas qu’ils sont les enfants de Dieu.

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Rappelez-vous ceci: Soyez attentif et sachez que Je suis Dieu. N’oubliez jamais qui vous êtes! Vous ne pouvez pas être où Dieu n’est pas.

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Le changement appelé mort


La vie est une série de tests. Une fois vos tests passés, vous les considérerez comme de bonnes expériences. Je vois toutes mes épreuves passées comme de bonnes expériences, incluant la nuit où j’ai affronté la mort dans une tempête de neige aveuglante. Cela s’est passé au cours de ma première année de pèlerinage et ce fut la plus belle expérience que je n’aijamais eue.

Je marchais dans une région très isolée des hautes montagnes de l’Arizona où il n’y avait aucune habitation à des kilomètres à la ronde. Cet après-midi-là, il y eut une surprenante tempête de neige hors saison. Je n’avais jamais vu une tempête comme celle-là. Si la neige avait été de la pluie vous auriez pu appeler cela un déluge. Jamais je n’avais vu une telle avalanche de neige!

Subitement, je me suis retrouvée à marcher dans une épaisse couche de neige, incapable de voir à travers ce qui tombait. Soudainement, j’ai réalisé que les automobiles avaient cessé de circuler. J’ai pensé qu’elles étaient immobilisées sur l’autoroute, incapables d’avancer. Puis c’est devenu sombre. Il devait y avoir un épais couvert nuageux. Je ne pouvais même pas voir ma main devant mon visage. La neige me cinglait le visage, m’obligeant à fermer les yeux. Il commençait à faire froid. Un froid qui vous pénètre jusqu’aux os.

Si jamais j’avais eu à perdre la foi et à ressentir de la peur, cela aurait été à ce moment-là, parce que je savais que je ne pouvais compter sur aucun secours humain. Au lieu de cela, toute l’expérience du froid, de la neige et de l’obscurité paraissait irréelle. Seulement Dieu paraissait réel... rien d’autre. Je me suis complètement identifiée non pas avec le corps, ce vêtement d’argile périssable, mais avec la réalité indestructible qui anime le corps.

Je me suis sentie tellement libre. J’étais convaincue que tout serait pour le mieux, quoi qu’il arrive : servir ici dans cette vie terrestre ou dans une vie plus libre de l’au-delà. Je me suis sentie guidée à continuer de marcher. C’est ce que j’ai fait, même si je ne pouvais pas dire si je marchais le long de la route ou dans un champ quelconque. Je ne pouvais rien voir. Mes pieds dans mes chaussures de toile étaient comme des morceaux de glace. Ils paraissaient si lourds alors que j’avançais péniblement. Mon corps commençait à être engourdi par le froid.

Après plus d’engourdissement que de douleur, il m’est venu ce que certains appelleraient une hallucination et d’autres une vision. C’était comme si je devenais consciente, non seulement de la vie incarnée où tout n’était qu’obscurité, froid intense et neige tourbillonnante, mais aussi du côté désincarné de la vie où tout n’était que lumière et chaleur. Il me semblait pouvoir y entrer directement, tellement cela paraissait proche. C’était d’une si grande beauté. Cela ressemblait à des couleurs familières, mais les transcendait. Cela ressemblait à de la musique familière, mais la transcendait.

Puis j’ai vu des êtres qui étaient très loin. L’une des personnes s’est approchée de moi très rapidement. Quand elle fut suffisamment proche, je l’ai reconnue. Elle paraissait beaucoup plus jeune que lorsqu’elle était décédée.

Je crois qu’au moment du début du changement dénommé mort, ceux qui vous sont les plus proches et les plus chers viennent vous accueillir. J’ai assisté des amis maintenant décédés, quand ils étaient mourants. Je me rappelle bien comment ils parlaient avec ceux qu’ils aimaient, des deux côtés, comme s’ils étaient ensemble dans la chambre.

J’ai donc pensé que mon heure était venue et j’ai salué cette amie. J’ai dit ou pensé: « Tu es venue pour moi? » Mais elle secoua la tête! Elle me fit signe de retourner! Et juste à ce moment j’ai heurté le parapet d’un pont et la vision est disparue.

Me sentant guidée, j’ai descendu à tâtons vers le bas de la pente enneigée et me suis réfugiée sous le pont. Là, j’ai trouvé une grande boîte de carton contenant du papier d’emballage. Même si j’étais engourdie, j’ai pu me glisser dans la boîte très lentement et maladroitement. Et sans trop savoir comment, j’ai réussi avec mes doigts engourdis à m’envelopper dans le papier d’emballage. Puis j’ai dormi sous ce pont durant la tempête. Même là, un abri m’avait été fourni, mais aussi cette expérience.

Si vous m’aviez vue au milieu de la tempête, vous auriez pu dire: « Quelle expérience terrible cette pauvre femme est en train de subir! » Mais en la revoyant, je peux seulement dire: Quelle expérience merveilleuse d’avoir rencontré la mort sans peur, mais plutôt avec la conscience constante de la présence de Dieu, ce que vous emportez avec vous dans l’au-delà!

Je crois que j’ai eu le grand privilège d’expérimenter le début du changement appelé la mort. Ainsi, je peux maintenant me réjouir avec ceux que j’aime, au moment de leur glorieuse transition vers une vie plus libre. Je peux espérer le changement dénommé mort comme étant la dernière belle et grande aventure de la vie.

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On m’a demandé ce que je voulais dire lorsque j’ai dit que j’avais commencé le processus appelé mort. Naturellement, le changement que nous appelons mort est un processus. En premier lieu, vous commencez à percevoir non seulement ce côté-ci de la vie, mais aussi le côté désincarné de la vie. Alors, vous reconnaissez les personnes aimées désincarnées qui s’approchent de vous. Vous vous apercevez que vous pouvez communiquer avec les deux côtés. C’est le plus loin où je suis allée. Puis, vient la coupure de la « corde d’argent ». Alors, la communication avec ceux de ce côté-ci est rompue, même si vous pouvez encore les voir et les entendre. Vous vous trouvez dans le « lieu de rencontre commun » avec les êtres aimés désincarnés en vue d’une merveilleuse réunion. Plus tard, vous passez au niveau où vous allez apprendre et aussi servir, si vous êtes assez avancé.

Le côté désincarné de la vie est ici même, dans une autre dimension. Les deux mondes s’entremêlent. Nous sommes conscients de notre monde. Mais ils sont habituellement conscients des deux mondes. Une certaine communication est possible. Par exemple, nous pouvons prier pour eux et ils peuvent prier pour nous.

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La mort est une très belle libération vers une vie plus libre. Le corps, vêtement d’argile limité, est mis de côté. La nature centrée sur soi vous accompagne pour apprendre et grandir dans le côté désincarné de la vie. Puis, elle revient dans un autre vêtement d’argile adéquat et dans des circonstances appropriées pour apprendre les leçons qu’elle a besoin d’apprendre. Si nous pouvions juste voir un peu plus profondément dans la vie, nous serions affligés à la naissance et réjouis au décès. Si nous savions à quel point la vie terrestre est courte comparée au tout, nous serions moins préoccupés par les difficultés terrestres que nous le sommes présentement par celles d’une seule journée.

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Les services funéraires devraient être une joyeuse fête d’adieu, au cours de laquelle on se remémorerait le bien que la personne a fait, on lirait ses poèmes favoris et on chanterait ses chansons préférées. Si nous faisions cela, la personne libérée pourrait se réjouir avec nous.

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Tout comme j’ai accepté sans regret le changement des cheveux dorés de mon enfance à ceux brun-roux de ma jeunesse, j’accepte aussi mes cheveux argentés. Et je suis prête à accepter le moment où mes cheveux, ainsi que le reste de mon vêtement d’argile, retourneront à la poussière d’où ils sont venus, pendant que mon esprit ira vers une vie plus libre. C’est la saison de mes cheveux argentés et chaque saison a ses leçons à nous enseigner. Chaque saison de la vie est magnifique si vous avez appris les leçons de la saison précédente. C’est seulement lorsque vous continuez sans avoir appris les leçons, que vous désirez retourner en arrière.

La religion

La religion n’est pas une fin en soi. Notre union avec Dieu est le but ultime. Il y a autant de religions parce que des gens immatures tendent à accentuer les différences superficielles plutôt que les ressemblances importantes. Les différences entre les religions reposent sur des croyances et des rituels plutôt que sur des principes religieux.

Comme les chemins peuvent paraître variés parfois! Mais ne mènent-ils pas tous au sommet de la même montagne? Ne cherchent-ils pas tous à atteindre la même chose?

Si vous êtes attiré par une religion, utilisez-la comme tremplin vers Dieu. Ne l’utilisez ni comme barrière entre vous et les autres enfants de Dieu, ni comme tour d’ivoire pour vous isoler des autres. Si vous n’êtes pas attiré par une religion (ou même si vous l’êtes), cherchez Dieu dans le silence. Cherchez à l’intérieur.

Quand nous essayons d’exclure quelqu’un, nous ne faisons que nous exclure nous-mêmes. Nous sommes tous les enfants de Dieu et il n’y pas de préférés. Dieu est révélé à tous ceux qui cherchent. Dieu parle à tous ceux qui écoutent. Soyez attentif, silencieux et découvrez Dieu.

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Je suis une personne profondément religieuse, mais je n’appartiens à aucun groupe religieux. Je respecte l’esprit de la loi de Dieu et non la lettre de la loi. On peut devenir si attaché aux symboles extérieurs et à la structure de la religion qu’on en oublie l’intention originale : se rapprocher de Dieu. Nous ne pouvons accéder au Royaume de Dieu qu’en réalisant qu’Il réside à l’intérieur de nous, aussi bien que dans toute l’humanité. Sachez que nous sommes tous des cellules de l’océan de l’infini, contribuant chacune au bien-être des autres.

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Juste après le début de mon pèlerinage, j’ai lu le Nouveau Testament en entier, dans la version du roi James, ainsi que des extraits de l’Ancien Testament. Ce sont des livres importants pour beaucoup de monde. C’est pourquoi j’ai éprouvé le besoin d’en connaître le contenu afin de faciliter ma communication avec les autres. Oui, la bible contient un grand nombre de vérités, mais souvent ces vérités ne sont pas vraiment comprises. Les gens remplacent l’esprit de la loi par la lettre de la loi. La vérité devient ainsi déformée en fausseté. Si vous désirez la confirmation d’une vérité, il est mieux de la chercher à l’intérieur de vous plutôt que sur une page imprimée.

Vous noterez que Jésus a dit: « Pourquoi dites-vous « Seigneur, Seigneur! » et ne faites point ce que je dis? » Il exprime cette pensée plus d’une fois. Alors, il me semble qu’un vrai chrétien devrait vivre d’après les lois divines que Jésus a enseignées. Jésus dit aussi: « Ne dites pas: « Il est ici » ou « Il est là », car le Royaume de Dieu est en vous. » Il a utilisé de nombreuses illustrations pour montrer aux gens ce dont ils sont capables. De vrais chrétiens laisseraient leur vie être dirigée par le Royaume de Dieu intérieur, par la nature centrée sur Dieu, parfois appelée « le Christ qui habite en nous. »

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Plusieurs professent leur christianisme. Très peu le vivent - presque personne. Et quand vous le vivez, les gens peuvent penser que vous êtes fou. Il a été dit avec vérité que le monde est aussi choqué par quelqu’un qui répudie le christianisme que par quelqu’un qui le pratique.

Je crois que Jésus m’accepterait parce que je fais ce qu’il disait de faire. Cependant, cela ne veut pas dire que tous ceux qui se disent chrétiens m’accepteraient. Naturellement, j’aime et j’apprécie Jésus et je souhaite que les chrétiens apprennent à obéir à ses commandements. Ce serait un monde des plus merveilleux.

La voie de l’amour

Le mal ne peut pas être vaincu par plus de mal. Le mal ne peut être vaincu que par le bien. C’est la leçon de la voie de l’amour. Le débat dans le monde d’aujourd’hui se situe entre l’ancienne voie qui combat le mal avec le mal et la nouvelle voie qui surmonte le mal par le bien. Avec les armes modernes, l’ancienne voie mènerait au chaos total tandis que la nouvelle mènerait à une vie glorieuse et mature.

Nous n’avons pas à chercher la destruction du mal parce que rien de ce qui est contraire aux lois de Dieu ne peut durer éternellement. Toutes les choses qui ne sont pas bonnes en ce monde sont temporaires, contenant les germes de leur propre destruction. Nous pouvons les aider à s’effacer plus rapidement seulement dans la mesure où nous obéissons à la loi de Dieu qui dit que le mal doit être surmonté par le bien. Ceux qui créent quelque chose de mal pour contrer un autre mal ne font que doubler le mal.

Les lois de Dieu sont appliquées constamment, car toute chose inharmonieuse est en voie de disparition. Comment douter que Dieu finira par l’emporter? Nous ne pouvons décider que du temps que cela prendra et de combien de violence il y aura. Dans la mesure où nous le désirons, il y aura moins de violence. Dans la mesure où nous bâtirons le neuf à l’intérieur du vieux, il y aura moins de violence. Travaillons donc à cela. Aidons le phénix à renaître de ses cendres. Aidons à construire la fondation d’une nouvelle renaissance. Aidons à accélérer l’éveil spirituel jusqu’à ce qu’il nous transporte dans un nouvel âge d’or qui viendra!

Pour faciliter l’entrée dans le nouvel âge d’or, nous devons voir le bon dans les gens. Nous devons savoir qu’il est là, peu importe à quelle profondeur il se trouve. Oui, l’apathie et l’égoïsme sont là, mais le bien y est aussi. Ce n’est pas par le jugement que le bien peut être atteint, mais par l’amour et la foi.

L’amour pur est un désir de donner, sans la moindre pensée de recevoir quoique ce soit en retour. L’amour peut sauver le monde de la destruction nucléaire. Aimez Dieu: tournez-vous vers Dieu avec réceptivité et attention. Aimez vos frères et soeurs humains: approchez-les avec amitié et générosité. Rendez-vous digne d’être appelé un enfant de Dieu en vivant selon la voie de l’amour.

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Connaissez-vous Dieu? Savez-vous qu’il y a une puissance plus grande que nous qui se manifeste elle-même à l’intérieur de nous aussi bien que partout dans l’univers? C’est cela que j’appelle Dieu. Savez-vous ce que c’est de connaître Dieu, d’être guidé continuellement par Dieu, d’avoir constamment conscience de la présence de Dieu? Connaître Dieu, c’est étendre l’amour à toutes les personnes et à toute la création. Connaître Dieu, c’est ressentir la paix à l’intérieur : un calme, une sérénité, une certitude qui permet de faire face à toute situation. Connaître Dieu, c’est être rempli d’une telle joie, qu’elle déborde à l’extérieur et bénit le monde. Je n’ai plus qu’un seul désir maintenant : faire la volonté de Dieu en ce qui me concerne. Il n’y a pas de conflit. Quand Dieu me conduit à faire un pèlerinage, je le fais avec plaisir.

Quand Dieu me conduit à faire d’autres choses, je les fais tout aussi joyeusement. Si ce que je fais m’apporte des critiques, je les prends la tête haute. Si ce que je fais m’attire des compliments, je les transmets immédiatement à Dieu. Car je ne suis que l’instrument à travers lequel Dieu accomplit son oeuvre. Quand Dieu me conduit à faire quelque chose, la force et les ressources me sont fournies. Le chemin m’est montré. Les mots à prononcer me sont donnés. Que le chemin soit facile ou difficile, je marche dans la Lumière de l’Amour de Dieu, de la Paix et de la Joie. Je me tourne vers Dieu avec des psaumes de reconnaissance et de louanges. C’est cela connaître Dieu. Et connaître Dieu n’est pas réservé aux grands de ce monde. C’est pour les gens ordinaires, comme vous et moi. Dieu vous cherche toujours, chacun d’entre vous.

Vous pouvez trouver Dieu seulement si vous le cherchez : en obéissant aux lois divines, en aimant les gens, en abandonnant votre propre volonté, vos attachements, vos pensées et sentiments négatifs. Et lorsque vous trouverez Dieu, ce sera dans le calme et le silence intérieur. Vous trouverez Dieu à l’intérieur.

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